Acteur passionné de théâtre et de cinéma, il avait jusqu’à présent décliné toute proposition de série pour le petit écran. C’est à France 3 et au village français que Robin Renucci a réservé sa première participation à une série inédite. parce que le projet parle de l’engagement humain, qu’il est signé philippe triboit et qu’il amène le spectateur à grandir.
ZONES D'OMBRE Souvent, les synthèses de l’Histoire font que les événements nous sont restitués avec une sorte de manichéisme, les bons d’un côté, les méchants de l’autre. Sous l’Occupation, nous avons parfois l’impression que les Français étaient soit résistants, soit collabos. Or la France de Pétain était beaucoup plus nuancée. Pendant longtemps, certains ont cru qu’il fallait suivre, quoi qu’il arrive, le vainqueur de Verdun. À l’inverse, je me souviens que dans ma petite enfance, les récits de mes oncles et tantes se rapportaient toujours à des actes de la résistance. En fin de compte, c’est comme s’il existait une forme d’amnésie, tant sur la question juive que sur celle de la « cohabitation» avec l’ennemi. J’ai eu besoin d’éclairer ces zones d’ombre et c’est en ça que le sujet du Village françaism’a intéressé. Je crois que ce film va toucher le spectateur, parce qu’il peut y trouver des réminiscences d’un passé familial. Le destin des différents personnages va nous éclairer sur les comportements au quotidien des Français, à partir de juin 1940.
TENSIONS
Un village françaisne présente pas les recettes du film de guerre à grand spectacle. Heureusement. J’estime qu’il est indécent de raconter et de jouer « l’insupportable », alors que nous devons l’affronter encore aujourd’hui, en regardant le monde qui nous entoure. Il n’est pas non plus nécessaire de multiplier les scènes de violence pour créer le danger ou susciter la tension. Il suffit, et le film le prouve, d’entrer dans la psychologie des personnages et d’observer comment les gens d’un même village réagissent et arrivent à ne plus se comprendre.