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« Je remettais les enveloppes à des personnes physiques mais je ne me souviens plus de leurs noms ». C’est par cette pirouette digne des romans policiers, que Denis Gautier-Sauvagnac explique aux enquêteurs qu’il ne dira rien. Rien des bénéficiaires réels des 17 millions d’euros qu’il a distribués depuis 2000, pour le compte de l’UIMM, l’Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie. Le silence du dirigeant de ce syndicat patronal est au cœur de l’affaire. Peu à peu, pourtant, les langues se délient : on parle de « fluidification des relations sociales », de financement politique, de corruption, d’argent noir des syndicats...
Seuls quelques rares courageux ont osé dénoncer un système souterrain dans lequel des sommes faramineuses circulent au bénéfice de quelques uns. Au détriment de la grande majorité des autres, salariés et petits patrons. Car le scandale de l’UIMM a relancé le débat sur l’opacité du financement des syndicats de salariés et de patrons. Et le manque de transparence est même institutionnalisé : une loi de 1884 les dispense de publier leurs comptes !!!
Alors que l’instruction semble bloquée par la loi du silence, les questions demeurent : à qui ont réellement profité les millions d’euros de l’UIMM ? D’ou vient l’argent de cette caisse noire ? Pourquoi a t-il fallu attendre trois ans pour que les pouvoirs publics ne se décident à transmettre le dossier à la Justice ? Pourquoi les syndicats de salariés et les hommes politiques sont ils si « discrets » sur ce dossier ?
Face à l’omerta généralisée, et avec des documents comptables jamais révélés, les témoignages inédits et exclusifs des acteurs du dossier, "Pièces à conviction" dévoile les dessous du scandale. De la création de l’UIMM au début du siècle dernier, à l’affaire Denis Gautier-Sauvagnac, les équipes de "Pièces à conviction" mettent en lumière la réalité du fonctionnement des « rapports sociaux » en France.
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