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| Bibliographie
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LA CRISE EN COTE D'IVOIRE
10 Clés pour comprendre
de Thomas Hofnung
aux éditions La Découverte
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LE BOURBIER IVOIRIEN
de Charles Maisonneuve
aux éditions Privat
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COMMENT LA FRANCE A PERDU L'AFRIQUE
d'Antoine Glaser et de Stephen Smith
aux Editions Fayard
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LES SORCIERS BLANCS
Enquête sur les Faux amis Français de l'Afrique
Vincent Hugeux
aux éditions Fayard
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IVOIRE NUE
de Georges Neyrac
aux Editions Jacob-Duvernet
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PAROLES D'HONNEUR
de Simone Gbagbo
aux éditions Ramsay
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MARCOUSSIS : LES RAISONS D'UN ECHEC
de Anicet Maxime Djehoury
aux éditions L'Harmattan
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COTE D'IVOIRE : LE FEU AU PRE CARRE
de Judith Rueff
aux éditions Autrement
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TRAFICS D'ARMES
de Laurent Léger
aux éditions Flammarion
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| Rencontre avec Magali Serre
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Secret défense
Nous avons rencontré trois familles : deux mères de soldat et une épouse. Il ne faut pas oublier que, par tradition, les militaires et leurs familles s’expriment peu par voie de presse. Ce qui les a décidés, outre la réputation de Pièces à conviction, c’est la lenteur de l’enquête et les blocages dûs au « secret défense » opposé systématiquement à la juge d’instruction Brigitte Raynaud.
Familles désemparées
La plus jeune des victimes allait avoir vingt ans. Il s’était engagé dans l’armée avant même sa majorité et c’était sa deuxième mission en Côte-d’Ivoire. Il était très fier de faire partie des forces de « Licorne » engagées dans le maintien de la paix. Aujourd’hui, sa mère se sent abandonnée par l’armée. Elle a le sentiment de ne pas avoir été soutenue, et cela dès l’annonce de la mort de son fils. Les familles regrettent de ne pas avoir été épaulées par le ministère de la Défense dans leur recherche de la vérité. Au départ, ces mères et ces épouses pensaient que la vérité éclaterait rapidement quant à l’identité des commanditaires du bombardement. C’était sans compter sur le secret-défense qui a été systématiquement opposé sur ce dossier. Un secret-défense à l’origine de beaucoup de nos questionnements dans cette affaire.
Zones d’ombre
La juge d’instruction a dû démêler fil après fil la pelote de l’enquête. 95 % des documents constituant le dossier étaient classifiés « Défense ». Elle est allée sur le terrain pour rencontrer ses homologues ivoiriens et togolais. Au fur et à mesure, elle a réclamé les documents nécessaires à la poursuite de ses investigations et qui ont mis plusieurs mois à être déclassifiés.
Aujourd’hui, la consultation de ces documents laisse apparaître des zones d’ombre, notamment sur la non-arrestation des pilotes… En effet, dans chacun des deux avions de chasse, il y avait un pilote ivoirien et un pilote biélorusse qui auraient pu être arrêtés très rapidement par les militaires français. Les deux pilotes ivoiriens sont toujours en poste à Abidjan. Quant aux pilotes biélorusses, ils ont pris la fuite alors qu’ils avaient été mis à la disposition des autorités françaises une dizaine de jours après le bombardement. Pourquoi les avoir laissé partir ? Pourquoi cette absence de volonté politique manifeste durant l’enquête ?
Cercueils fermés
Autre fait troublant : il n’y a pas eu d’autopsie des corps, ce qui en matière d’enquête criminelle est essentiel. Au moment de la cérémonie aux Invalides, les cercueils ont été présentés fermés et plombés aux familles. C’est uniquement un an plus tard, lors d’une première réunion avec les familles, organisée par la juge, qu’une des mères a demandé à consulter le dossier de son fils. C’est ainsi qu’elle a pu constater que le corps photographié avant la mise en bière n’était pas celui de son enfant. La juge a fait alors exhumer les corps et s’est aperçue que les dépouilles avaient été inversées. Une erreur qui ne serait pas arrivée s’il y avait eu autopsie ! Pourquoi tant de précipitation ?
Pour la petite histoire, aujourd’hui, deux ans et demi après, les Ivoiriens demandent une nouvelle exhumation de l’ensemble des corps pour procéder à une autopsie ! Ils estiment qu’ils ne peuvent mener leur enquête tant qu’ils n’ont pas fait les premières constatations.
Escalade
Le bombardement de Bouaké pose beaucoup de questions, y compris sur ce qui s’est passé à Abidjan par la suite. C’est le point de départ de toutes les exactions contre les Français en Côte-d’Ivoire, car cette escalade de violence est liée à cet événement. Avec, entre autres terribles conséquences, ces huit mille Français qui vivaient et travaillaient en Côte-d’Ivoire et qui ont dû partir… sans espoir de retour pour l’instant.
propos recueillis par Noëlle Corbefin
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Les coulisses du succès

Autour d’Elise Lucet, Hervé Brusini (à droite), Lionel de Coninck (derrière) et Pascal Richard (à gauche) : c’est le coeur de l’équipe de ce magazine d’enquêtes qui, en cherchant l’information, en la triant, en la vérifiant, en la hiérarchisant, en la livrant à l’antenne, fabrique chacun des numéros de Pièces à conviction depuis six saisons. « Sous la tutelle d’Hervé Brusini, avec le sourire d’Elise, avoir emmené toute cette équipe vers sa 50e, c’est aussi quelque chose de mémorable », confie volontiers Pascal Richard à l’occasion de cet anniversaire. Au premier rang, à gauche, la fidèle scripte de l’émission, Marie-Christine Haramboure, et à ses côtés, Karima Tabti, la directrice de production, qui coordonne les moyens. Entre Pascal Richard et Lionel de Coninck, Céline Cardi, l’indispensable assistante de l’émission. Au deuxième rang, les journalistes, Fabrice Turpin, Christian Gaudin (JRI fétiche de l’équipe), Laurent Richard, Gérard Paret (responsable de composer les plateaux du magazine), Magali Serre — entre Hervé Brusini et Lionel de Coninck. « C’est une grande fierté d’avoir contribué à ce que de jeunes journalistes qui n’avaient fait que du news aient découvert avec nous la passion de l’enquête, de l’investigation, du travail de fond », déclarent de concert Pascal Richard et Lionel de Coninck en pensant à tous ceux qui, depuis six ans, ont collaboré régulièrement ou de façon plus exceptionnelle au travail d’investigation de Pièces à conviction , « le magazine a ainsi permis à beaucoup de talents de se révéler ». Complices, ils n’oublient aucun de tous les rédacteurs ou JRI des rédactions nationale et régionales de France 3 qui ont apporté leur pierre à l’émission : « Plus d’une centaine de confrères de l’ensemble du réseau de France 3 sont un jour ou l’autre passés à PAC : nous sommes très fiers d’avoir montré aux uns et aux autres qu’ils étaient capables de faire vivre ce magazine ! » Sur la photo, le dernier visage, en haut à droite, est celui d’Olivier d’Angely, réalisateur de l’émission et responsable de son habillage, celui qui lui donne son « look ».
Ensemble, cette équipe a rencontré de beaux succès avec le public. Ainsi, Pièces à conviction est l’émission de deuxième partie de soirée la plus performante de la chaîne en audience. Depuis qu’elle est diffusée une fois par mois le vendredi soir, elle réunit en moyenne un million de téléspectateurs. Depuis sa création, le « top 5 » des numéros du magazine a compté entre un million et demi et deux millions de téléspectateurs autour de sujets traitant de domaines variés comme les grands événements internationaux — Six mille morts, autopsie d’un crime —, la société — Voyage au pays des nouveaux gourous —, les portraits de personnalités — Bernard Tapie, l’homme qui rebondit —, la justice — Tueurs en série, l’enquête impossible ou La Cassette Méry. e succès a également été distingué par les professionnels. Ainsi, en 2003, le prix de la meilleure émission d’information de l’année a été attribué à Pièces à conviction lors des Lauriers du Sénat pour son enquête Les Frégates de Taiwan, un scandale à 5 milliards de francs… En 2005, le Festival international du grand reportage d’actualité (FIGRA) lui décernait le prix de la meilleure investigation pour Patrice Alègre, l’enquête scandaleuse. D’autres instances, comme le prix Dauphine-Henri Tézenas du Montcel ou le prestigieux prix Albert-Londres (en 2006), ont sélectionné des enquêtes du magazine. Les médias étrangers (Time Magazine, The International Herald Tribune, 60 minutes – CBS – Focus – ARD) ont salué le travail effectué sur le 11 septembre dans 6 000 morts , autopsie d’un crime.
Le secret de cette double reconnaissance tient, évidemment, à la rigueur des enquêtes . « Nos pièces tentent d’exposer un événement pour que les convictions soient interrogées et s’interrogent encore chez soi devant France 3 », note Hervé Brusini. Elle tient aussi à « ces interviews en plateau réalisées par une grande journaliste, c’est aussi notre marque de fabrique » précise Pascal Richard. « Elise Lucet les mène avec talent, pugnacité, avec le sourire mais sans concessions : il n’y a pas de off, il n’y a pas d’ententes, on n’est pas entre initiés. » A toute cette équipe, bon anniversaire !
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Les précédentes émissions:
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