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Vendredi 22 décembre - 2e partie de soirée
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Terrorisme: les avions pour cible
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Pièces à Conviction n°55
En matière de sécurité, peut-on tout prévoir ? Tout surveiller ? Quand on prend un avion, est-on vraiment en sécurité ? Les contrôles sont-ils efficaces ? Les nouvelles règles imposées pour voyager dissuaderont-elles les éventuels terroristes ? Existe-t-il des compagnies plus risquées que d'autres ? Des vols plus sensibles ? Et les aéroports sont-ils tous aux normes ? Le personnel qui travaille sur ces aéroports, comment est-il recruté ? Comment organise-t-on la surveillance des employés sur les aéroports ?...
Il s'appelle Rodolfo Mendoza, et il avait prévenu : "Ils essaieront sans relâche..." Il y a quelques mois, en août 2006, le responsable des services secrets philippins est revenu à la une des médias. La Grande-Bretagne venait de déjouer un projet d'attentat visant à faire exploser des avions de lignes britanniques en route vers les Etats-Unis. L'homme croyait revoir les plans du "projet Bojinka". Pour lui, aucun doute en effet, la méthode était la même et la signature du crime identique...
"Opération Bojinka"... Dans le centre de Manille aux Philippines en 1995, un incendie accidentel permet de mettre à jour un complot en préparation. A sa tête, Ramzi Youssef, le cerveau du premier attentat contre le World Trade Center en 1993. Le projet est effroyable, le plan, très simple. Pour les terroristes, il s'agit de faire exploser 11 avions à destination des Etats-Unis, au dessus de l'Océan Pacifique, grâce à de la nitroglycérine, cachée dans des flacons pour lentilles de contact. Quelques mois plus tôt, l'explosion dans un avion de la Philippine Airlines qui avait tué un Japonais et blessé 10 autres passagers, avait été le coup d'essai de l'"opération Bojinka"...
Depuis, Youssef a fait des émules... L'organisateur des attentats du 11 septembre a raconté aux enquêteurs avoir travaillé à partir du "projet Bojinka"... Un monstrueux projet qui a inspiré également Richard Reid, l'homme aux baskets piégées à l'explosif... Et c'est encore l'ossature du « Bojinka » que les enquêteurs britanniques ont cru voir sous le complot démantelé l'été dernier...
Alors, les normes de sécurité se sont renforcées. Et la réglementation est devenue plus draconienne encore... Car l'imagination des terroristes est redoutable...
Une nouvelle enquête de "Pièces à Conviction".
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Les coulisses du succès

Autour d’Elise Lucet, Hervé Brusini (à droite), Lionel de Coninck (derrière) et Pascal Richard (à gauche) : c’est le coeur de l’équipe de ce magazine d’enquêtes qui, en cherchant l’information, en la triant, en la vérifiant, en la hiérarchisant, en la livrant à l’antenne, fabrique chacun des numéros de Pièces à conviction depuis six saisons. « Sous la tutelle d’Hervé Brusini, avec le sourire d’Elise, avoir emmené toute cette équipe vers sa 50e, c’est aussi quelque chose de mémorable », confie volontiers Pascal Richard à l’occasion de cet anniversaire. Au premier rang, à gauche, la fidèle scripte de l’émission, Marie-Christine Haramboure, et à ses côtés, Karima Tabti, la directrice de production, qui coordonne les moyens. Entre Pascal Richard et Lionel de Coninck, Céline Cardi, l’indispensable assistante de l’émission. Au deuxième rang, les journalistes, Fabrice Turpin, Christian Gaudin (JRI fétiche de l’équipe), Laurent Richard, Gérard Paret (responsable de composer les plateaux du magazine), Magali Serre — entre Hervé Brusini et Lionel de Coninck. « C’est une grande fierté d’avoir contribué à ce que de jeunes journalistes qui n’avaient fait que du news aient découvert avec nous la passion de l’enquête, de l’investigation, du travail de fond », déclarent de concert Pascal Richard et Lionel de Coninck en pensant à tous ceux qui, depuis six ans, ont collaboré régulièrement ou de façon plus exceptionnelle au travail d’investigation de Pièces à conviction , « le magazine a ainsi permis à beaucoup de talents de se révéler ». Complices, ils n’oublient aucun de tous les rédacteurs ou JRI des rédactions nationale et régionales de France 3 qui ont apporté leur pierre à l’émission : « Plus d’une centaine de confrères de l’ensemble du réseau de France 3 sont un jour ou l’autre passés à PAC : nous sommes très fiers d’avoir montré aux uns et aux autres qu’ils étaient capables de faire vivre ce magazine ! » Sur la photo, le dernier visage, en haut à droite, est celui d’Olivier d’Angely, réalisateur de l’émission et responsable de son habillage, celui qui lui donne son « look ».
Ensemble, cette équipe a rencontré de beaux succès avec le public. Ainsi, Pièces à conviction est l’émission de deuxième partie de soirée la plus performante de la chaîne en audience. Depuis qu’elle est diffusée une fois par mois le vendredi soir, elle réunit en moyenne un million de téléspectateurs. Depuis sa création, le « top 5 » des numéros du magazine a compté entre un million et demi et deux millions de téléspectateurs autour de sujets traitant de domaines variés comme les grands événements internationaux — Six mille morts, autopsie d’un crime —, la société — Voyage au pays des nouveaux gourous —, les portraits de personnalités — Bernard Tapie, l’homme qui rebondit —, la justice — Tueurs en série, l’enquête impossible ou La Cassette Méry. e succès a également été distingué par les professionnels. Ainsi, en 2003, le prix de la meilleure émission d’information de l’année a été attribué à Pièces à conviction lors des Lauriers du Sénat pour son enquête Les Frégates de Taiwan, un scandale à 5 milliards de francs… En 2005, le Festival international du grand reportage d’actualité (FIGRA) lui décernait le prix de la meilleure investigation pour Patrice Alègre, l’enquête scandaleuse. D’autres instances, comme le prix Dauphine-Henri Tézenas du Montcel ou le prestigieux prix Albert-Londres (en 2006), ont sélectionné des enquêtes du magazine. Les médias étrangers (Time Magazine, The International Herald Tribune, 60 minutes – CBS – Focus – ARD) ont salué le travail effectué sur le 11 septembre dans 6 000 morts , autopsie d’un crime.
Le secret de cette double reconnaissance tient, évidemment, à la rigueur des enquêtes . « Nos pièces tentent d’exposer un événement pour que les convictions soient interrogées et s’interrogent encore chez soi devant France 3 », note Hervé Brusini. Elle tient aussi à « ces interviews en plateau réalisées par une grande journaliste, c’est aussi notre marque de fabrique » précise Pascal Richard. « Elise Lucet les mène avec talent, pugnacité, avec le sourire mais sans concessions : il n’y a pas de off, il n’y a pas d’ententes, on n’est pas entre initiés. » A toute cette équipe, bon anniversaire !
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Les précédentes émissions:
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