L’histoire de Jim Jones, né en 1928 à Lynn en Indiana aux Etats-Unis, avait pourtant bien commencé.
A 20 ans, ce jeune américain décide de mettre sa beauté, son intelligence et son charisme au service d’un monde meilleur. Il veut se battre pour l’intégration des noirs dans une Amérique blanche fortement raciste dans les années 50.
Il devient donc pasteur et ouvre une église à Indianapolis, en 1956, en plein coeur d’un quartier noir. Du jamais vu. Le pasteur blanc multiplie les actions sociales. Le succès est garanti, « Les gens du Peuple » (« people’s temple ») se comptent par milliers.
Jim Jones s’installe à la fin des années 60 en Californie et ouvre plusieurs églises. Les hommes politiques le courtisent. Il est au sommet de son art mais le succès lui tourne la tête. Pour préserver son pouvoir, son emprise, il triche. Au fil des années, le pasteur devient gourou.
Escroqueries, violences, sévices physiques, viols, assassinats… les langues se délient, la presse s’empare du sujet. Sa défense : la fuite.
En 1977, Jim Jones décide de s’exiler et entraîne ses adeptes en Amérique du Sud, dans la jungle du Guyana (Capitale : Georgetown). Au milieu de nulle part, Jim Jones et ses adeptes du Temple du peuple s’installent sur 1500 hectares de forêt vierge et construisent un paradis baptisé « Jonestown » qui se transforme rapidement en enfer…
Jim Jones se prenait pour Dieu. Sa folie a entraîné 914 de ses disciples dans le cauchemar et la mort …