Vendredi 14 septembre à 20h55
Sous la forme du regard sensible d’un parent proche, ce documentaire aborde la question de la prise en charge de l’autisme, et plus généralement des troubles mentaux. Il témoigne, au nom des accompagnants d’handicapés mentaux, de leur long parcours du combattant pour trouver des structures adaptées à leurs enfants. Ce film montre les dommages irrémédiables que peut engendrer un mauvais diagnostic et un traitement inadapté, liés à la défaillance du système français.
Selon l’INSERM, on compterait 40 000 enfants et adolescents autistes, et environ le même nombre d’autistes adultes. Les troubles mentaux toucheraient en France plus d’un million d’enfants et d’adolescents. Sabine, la soeur de Sandrine, a une personnalité « extra-ordinaire ». Bien qu’autiste, Sabine communique beaucoup. En dehors de ses accès de violence, elle est tendre et pleine d’humour. Avant sa prise en charge à l’hôpital, elle possédait des dons multiples, notamment musicaux. Les archives la montrent curieuse, belle, fine et pleine d’énergie. Ces images contrastent violemment avec celles d’aujourd’hui.
Elle s’appelle Sabine a été sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs au Festival de Cannes, le film a reçu le Prix de la Fipresci Fédération internationale de la presse cinéma). Une sortie en salle est prévue au début de l’année 2008.
Elle s’appelle Sabine, le premier film de Sandrine Bonnaire illustre parfaitement les choix éditoriaux de France 3 pour les documentaires : offrir des rencontres riches en émotion à travers des films exigeants, qui privilégient les écritures singulières et des regards personnels.